Ma première rencontre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'empreinte du blaireau

Tout un symbole pour l'Association L'EMPREINTE

Bulletin d'adhésion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bombe de Chloropicrine

Il est fréquent de trouver aux abords des terriers des bombes de Chloropicrine. Elles sont généralement évacuées du terrier par les blaireaux lors de leurs travaux de terrassement.

 

Pour nous signaler un terrier, un cadavre de blaireau ou toute information relative au blaireau, veuillez contacter notre représentant départemental :

Dépt 16 : Pascal

Pascal Lavoué

06 76 20 89 80

Dépt 17 : Jean-Pierre

Jean-Pierre Lassaire

05 46 24 04 25

Dépt 79 : Sébastien

Sébastien Bilaud

06 13 37 04 69

Dépt 86 : Robert

Robert Luquès

09 75 69 77 24

 

 

ALERTE

2010 année de la Biodiversité en Côte d'Or : un " blaireaucide " programmé !

Une campagne de destruction massive s'opère en Côte d'Or

En 3 mois, plus de 2 050 blaireaux ont été tirés; piégés; détruits...

Les modes de destruction sont efficaces :

piégeage au moyen de collet ; tir de jour à l’affût ; tir de nuit avec utilisation de source lumineuse …

Dans certaines communes, plus de 80 individus ont été tués !

Une prime à la tête de 10 euros est donnée !

La raison ? une campagne de dépistage de la tuberculose bovine sur le département de la Côte d'Or !

On peut se poser bon nombre de questions :

Une telle tentative d'éradication est-elle efficace et souhaitable ?

Qui analyse les cadavres de blaireaux ?

Les résultats seront-ils communiqués publiquement ?

Qu’en est-il des sangliers et des cervidés ?

Cette campagne de destruction ne risque t-elle pas de faire jurisprudence, voyant ainsi les autres départements s'engouffrer dans cette brèche pour déclasser le blaireau du statut d'espèce gibier à celui d'espèce nuisible ?

 

Les associations de naturalistes veulent plus d'informations sur ce massacre :

Une lettre ouverte du 15 juin 2010 a été adressée à Monsieur le Préfet de la Côte d'Or :

J'incite tout le monde à cliquer sur le lien ci-dessous afin de signer cette cyber action N° 363 : Halte au massacre des blaireaux en Côte d’or

 

Un site Internet est entièrement dédié à ce massacre :

www.blaireaux.info

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De nos jours, le blaireau demeure méconnu pour la plupart d'entre nous.

On ne le connaît bien souvent qu'à travers les préjugés colportés depuis la nuit des temps, faisant de lui une "bête puante" et "nuisible". Les nombreuses croyances à son sujet sont certainement liées au fait qu'il n'est actif qu'à la nuit tombée et donc rare à apercevoir.

Illustrations moyenâgeuses représentant le blaireau comme une bête féroce et sanguinaire

"Le blaireau ou taisson [...] demeure volontiers dans la terre ou, s'il en sort, ce n'est guère loin de ses fosses. Il vit de toutes vermines et charognes et de tous fruits et d'autres choses, comme le renard, mais il n'ose pas tant s'aventurer de jour, car il ne sait ni ne peut fuir. Il vit plus de sommeil que d'autre chose. Ils font leurs petits une fois l'an, comme les renards et, comme eux, dans les fosses. Quand on les chasse, ils se défendent fort et ont la morsure venimeuse comme le renard" (Gaston Phébus - Le livre de chasse début XVe siècle).

Pourtant, avec son allure de "petit ours", le blaireau a de nombreux atouts pour gagner notre sympathie. Lorsque l'on prend la peine de mieux le connaître, on s'aperçoit très vite qu'en réalité, c'est un animal craintif et paisible.

Le blaireau est le seul membre de la famille des mustélidés à vivre en clan

Fiche d'identité :

Nom scientifique : Meles meles - Nom anglais : europeen badger

Classification : mammifère - Famille : mustélidés

Longueur : 70 à 90 cm - Poids :12 à 15 kg pouvant dépasser les 20 kg à la fin de l'automne

Espérance de vie :15 ans - Activité : nocturne

Reproduction : de janvier à mars et à l'automne - Une portée par an de 2 à 7 petits

Répartition géographique : de l'Asie à l'Europe de l'ouest

Habitat : principalement forestier - Habitation : terrier principal et de petits terriers secondaires

Alimentation : omnivore (la moitié de son alimentation est composée de lombrics)

Particularités : véritable terrassier. comportements sociaux très forts

Le crâne de blaireau est caractéristique :

La crête sagittale au dessus du crâne est très prononcée et la mâchoire inférieure n'est pas détachable de la partie supérieure du crâne

L'empreinte de ce plantigrade ne laisse aucun doute quant à son identification. Elle ressemble à celle d'un petit ours en miniature. Les cinq coussinets sont bien marqués et prolongés de griffe

Contrairement aux idées reçues, le blaireau est un animal très propre :

il creuse de petits trous appelés "pots" pour faire ses besoins. Ces pots lui servent également à marquer son territoire.

Le blaireau change régulièrement sa litière afin d'avoir un lit propre et confortable au fond du terrier. Pour cela, il ramasse des herbes et des feuilles sèches qu'il ramène au terrier à reculons entre ses pattes avant et son menton.

 

Cliquez sur la photo pour visiter le terrier à 360 ° :

 

Le terrier de blaireau est une véritable forteresse composée de plusieurs entrées appelées "gueules". Il atteint parfois 5 mètres de profondeur, sur plusieurs niveaux, pour arriver à des chambres où les blaireaux passent la journée.

Le blaireau évacue la terre à reculons grâce à ses puissantes pattes antérieures. Ses passages répétés forment une gouttière caractéristique à l'entrée de son terrier.

Certains terriers, plus que centenaires, peuvent représenter près de 40 tonnes de terre extraite. Les terriers sont occupés de génération en génération. Le nombre de gueules et la quantité de terre ressortie ne renseignent donc pas sur le nombre de blaireaux présents.

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- FAIRE UN ETAT DES LIEUX POUR MIEUX CONNAITRE LE BLAIREAU -

Si vous connaissez, ne serait-ce qu'un seul terrier de blaireaux dans la région Poitou-Charentes,

téléchargez cette fiche et retournez-la à l'Association :

En aucun cas, il est envisagé de mettre sur la place publique

les positions exactes des terriers

 

Pourquoi est-il important de recenser les terriers de blaireaux ? :

Pour lutter contre la rage dans les années 1970, de nombreuses campagnes de gazage ont été menées en France. Le renard, principal vecteur de la rage, c’est vu pourchassé jusqu’au fond des terriers. Des quantités importantes de chloropicrine (gaz mortel) ont été jetées au fond des galeries afin de tuer par asphyxie les renards et, par la même occasion, les blaireaux qui occupaient ces mêmes terriers. Le blaireau a vu ses effectifs chuter de manière vertigineuse.

La technique du gazage n’a pas empêché le virus de la rage de progresser sur le territoire français. Ce n’est qu’après la mise en place de la vaccination orale pour le renard (vaccin dispersé sous forme d’appâts) que la rage a été éradiquée en France. C’est après avoir constaté l’efficacité de cette vaccination orale et après avoir observé en laboratoire la grande souffrance des animaux gazés que le gazage a été interdit.

Aujourd’hui, les blaireaux ne font que reconstituer péniblement leurs effectifs naturels après une forte diminution, proche de l’extinction. Mais, le blaireau n’est pas prolifique. Si une population de renards peut se renouveler en quatre années seulement, il en est tout autrement chez ce mustélidé : une blairelle a une portée de 2 à 5 petits par an voire tous les deux ans. Seulement la moitié des blaireautins atteint l’âge d’un an et un blaireau n’est sexuellement mature qu’à l’âge de deux ans.

De plus, l’impact qu’exerce l’homme sur la démographie du blaireau est de plus en plus important : le trafic routier, la détérioration des milieux naturels, la destruction de terriers, l’urbanisation galopante, sans oublier la chasse (piégeage et déterrage), amènent certains spécialistes à penser que les populations de blaireaux pourraient être en grande diminution contrairement aux idées reçues.

Aujourd’hui, aucune étude ne permet d’avancer des chiffres concernant les populations exactes de blaireaux au niveau national. Alors, comment savoir si les effectifs sont en augmentation comme le prétendent certains chasseurs et agriculteurs ou au contraire, si ces effectifs sont en diminution sérieuse comme l’annoncent certains scientifiques et naturalistes ?

Pour répondre à cette question…un seul moyen…recenser de manière objective et rigoureuse un maximum de terriers dans chaque région. Cet inventaire, poursuivi au fil des années, permettra de mettre en évidence l’évolution réelle des populations de blaireaux ainsi que la qualité de leur environnement.

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Réglementation concernant la chasse au blaireau :

En France, le blaireau est classé « espèce gibier ». C’est-à-dire, une espèce que l’on peut prélever dans la nature lors d’une action de chasse (en terme de réglementation de la chasse, la notion de « gibier » n’est pas liée au fait que l’animal soit consommable ou non).

Dans la région Poitou-Charentes, La chasse au blaireau est autorisée du 15 septembre au 15 janvier et du 15 mai au 30 juin avec une période complémentaire si des dégâts sont constatés (Arrêté n°2008/DDAF/SFEE/316 du 30/06/2008 – Préfecture de la Vienne).

- En période de chasse, le blaireau est chassé par déterrage. Pour information, le département de la Vienne compte 22 équipages de déterrage.

- En période complémentaire, par arrêtés préfectoraux, les louvetiers et piégeurs agréés peuvent éliminer des blaireaux suite à des plaintes principalement liées à des dégâts dans les champs de maïs, en automne notamment lorsque cette céréale est en lait. L’autorisation est accordée quand les dégâts, constatés par le piégeur ou louvetier, représentent dix ares de maïs couchés au sol. Cette destruction peut se faire par déterrage et par piégeage.


Les pièges utilisés sont des pièges homologués dit en « X » (pièges tuants installés à la gueule du terrier) et des collets à arrêtoir posés dans la coulée du blaireau. Chaque piège doit posséder le numéro d’agrément du piégeur
Les collets doivent avoir un diamètre d’ouverture de 20 cm. Le bas du collet doit être positionné entre 18 et 22 cm par rapport au sol. Chaque collet doit être attaché à une chaîne par un émerillon, la chaîne étant reliée à une ancre fixe et non mobile. Les pièges doivent impérativement être visités par le piégeur dans les deux heures qui suivent le levé du jour (un collet à arrêtoir est conçu pour ne pas tuer l’animal. Il est donc de la responsabilité du piégeur dès le petit matin de tuer l’animal piégé ou de le relâcher si celui-ci appartient à une espèce dite protégée).
L’utilisation de cage piège est autorisée mais rarement utilisée pour le blaireau car inefficace. Quant au tir de nuit, cette pratique est totalement interdite.

Une remarque :

10 ares de maïs représentent 1 tonne de grains de maïs soit un préjudice pour l’agriculteur estimé à environ 100 - 150 €.
Environ 25 à 30 interventions appelées « battues administratives » sont effectuées chaque année durant la période complémentaire dans le département de la Vienne. Ça représenterait donc un coût global au moins de 25 000 € (25 tonnes de maïs de détruits) rien que dans ce département. Hors, toutes les expertises menées sur les dégâts provoqués par les blaireaux démontrent que les nuisances agricoles demeurent très modestes au plan économique, ce qui n’empêche pas qu’elles puissent être parfois jugées insupportables au plan psychologique.

« les expertises effectuées au cours de l’année 1982 en Loir-et-Cher, à la suite de plaintes répétées, ont ainsi abouti à constater des dégâts de quelques dizaines de francs seulement par agriculteur (LUNAIS 1982). Des dommages plus importants sont constatés ici ou là, dans des situations souvent particulières (culture enclavée en forêt, par exemple) ».Extrait p29 de l’Encyclopédie des carnivores de France – le Blaireau - par Claude Henry, Lionel Lafontaine et Alain Mouches éditée en 1988 par la SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères).

Dans de nombreux pays voisins, le blaireau est classé « espèce protégée » Il s’agit notamment de l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Luxembourg, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, la Grèce, l’Irlande et le Portugal.


Crédits Photos : Robert Luquès - Toute reproduction interdite

 

 

Cliquez ici pour visiter un terrier principal de blaireaux

 

 

 

 

 

LES BLAIREAUTINS

 

Ce n'est qu'à l'âge de deux mois que les blaireautins (petits de l'année) pointent leur museau hors du terrier. C'est à partir de fin mars que l'on peut espérer les observer.

Ils découvrent le monde extérieur aux milles odeurs autour du terrier

En attendant que leurs parents reviennent au terrier, Ils ne cessent de jouer en poussant de petits cris (le jeu consiste bien souvent à attraper la queue de l'autre ou la peau du cou)

Ils vont passés près de deux ans avant de quitter la cellule familiale. La moitié des blaireautins ne survivra pas la première année

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les incontournables:

Documentaire de Robert Luquès DVD de 52 mn

Livre de Emmanuel Do Linh San

Livre de Emmanuel Do Linh San

Documentaire de Virginie Boyaval DVD de 52 mn

 

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Collisions routières :

Il est également important de nous signaler les blaireaux percutés par les véhicules

Ici, une blairelle certainement allaitante.

Ses petits encore dépendants du lait maternel en ce début mai sont condamnés à mourrir de faim.

 

 

 

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